Cancer Famille et Sexualité (24/11//2005)

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Rencontre du Jeudi 24 Novembre 2005
à la Clinique du Mousseau à 20H30


INTERVENANTS

Dr L. BATEL : Oncologue (Curie)
Mme C. FLAHAUT : Onco-psychologue (Curie)
Dr N. PERNIN : Chirurgien Sénologue
Dr P. AGRANAT : Oncologue
L’Association « Parenthèse »

 

PROGRAMME

  • Introduction
  • Docteurs Pernin et Agranat
  • Film «  Au fil de ma vie
  • Famille et cancer
  • L’enfant et le parent malade : La vérité mais avec des mots gentils
  • Le couple face à la maladie
  • Sexualité et cancer
  • Cancer et société

DÉROULEMENT DE LA RENCONTRE

Madame PERNIN : Les patientes sont traitées au mieux et les membres de la famille sont les bienvenus.

Les groupes de paroles sont là pour répondre aux attentes.

 

Madame DUTOT

«  Parenthèse »  est représentée à la « Ligue contre le cancer »

On remercie deux laboratoires qui apportent à l’Association une épaisseur humaine et une participation financière (buffet).


Monsieur AGRANAT

Présentation du film :  « Au fil de ma vie ».

15 minutes  d’un malade atteint d’un cancer de l’estomac : réaction de sa femme, silence de son fils.

Il faut attendre, toujours attendre . Personne ne connaît la vérité. Il veut préserver ses proches. Il sait qu’il peut mourir ou ne pas mourir. De toute façon, il va se battre. Il veut y arriver…


Madame BATEL

La place du (de la) conjoint(e) : tout dépend de la relation avant la maladie. Il (elle) peut être spectateur(trice) ou acteur(rice) de la maladie.

Madame FLAHAUT

  • Au niveau individuel

-   Le  conjoint : - qualité de la communication

-   ressenti

-   Différenciation des émotions

Il a du mal à se représenter l’autre.

Les enfants :   -  Qualité de la communication

-  Culpabilité, angoisse, colère repli (jeunes enfants)

-  Angoisse, évitement, blessure narcissique (adolescents)

Volonté de protection.

  • Types de réactions familiales

-          En général : combativité, effondrement, sentiment d’impuissance, évitement, déni, agressivité, sensation d’être isolé, surinvestissement.

Ces différentes réactions ont des conséquences sur la qualité du soutien familial du patient.

-          Au niveau du groupe familial :

1) Le couple : tout est renégocié  - pacte d’origine

-  conflit ou évitement du conflit

- souplesse : redéfinition

2) La famille. Configuration relationnelle : fonction, alliances, conflits ?

Les donnes changent de fonction au cours de la maladie, retour à l’état initial, changement en fin de traitement.

En conclusion, le cancer provoque des remaniements familiaux qui se font en fonction de la structure familiale initiale, des différents remaniements effectués lors des différentes étapes de la vie de la famille, et de la souplesse de la structure familiale.

La qualité de la communication et la capacité intrafamiliale à conflictualiser sont des éléments importants pour comprendre les différences éventuelles et favoriser l’adaptation de chacun.

Monsieur DUTOT

-   Entrer dans la maladie, ensemble

-   Imaginer des stratégies

-   Quitter la maladie : quitter un statut

-   Désir d’être toujours présent

-   Accepter sa « mutilation »

-   Se préparer physiquement et mentalement à son nouveau corps

-   Se réapproprier son corps

-   Participation aux massages

-   Reconstruction de projets professionnels et familiaux

-   Combativité face à la peur de la mort

Madame PERNIN

Place d’Albert CHASTEL face à la cicatrice ; il passe le relais au mari.

Monsieur PERREL

-   Combat à deux

-   Chantier à traiter jusqu’à la fin

-   Comment gérer la famille

-  La carrière professionnelle passe après la famille

-  On prend le temps d’échanger

Monsieur MOUSSET

-   L’annonce de la maladie provoque une rupture dans la vie

-   Importance de l’approche des médecins, du traitement

-   Perte de la personnalité

-   Sortir du tunnel, période de dépression, combat

-   Comment se reconstruire, redémarrage

-   «  renaissance » plutôt que  « parenthèse »

-   Liens familiaux resserrés

Lionel LACOURT-FRANÇAIS :

-   coup de massue

-   Séquelles physiques et psychologiques

-   Pas de conjoint : place des enfants disponibles

-   Solidarité de la fratrie

-   Ne pas pouvoir suivre le traitement

-   Profiter des moments agréables (week-ends)

-   Joie de la guérison et fête

-   Récidive et prise de conscience de la mort

-  Peur des examens

-  Combat et soutien

Après ce « coup de coeur », on peut affirmer que la malade se  bat pour ses enfants quel que soit leur âge.

Madame PERNIN :

-  Comment améliorer la relation avec les Jeunes Adultes ?

-  Comment organiser l’annonce de la maladie ?

Madame FLAHAUT

  • Avec les jeunes enfants : cela se passe bien
  • Avec les jeunes adultes : enjeux différents et plus compliqués

Il existe une prise en charge psychologique à l’Institut Curie individuelle ou familiale : il ne faut pas cacher à ‘enfant qu’un parent a un cancer. On est malade, on va guérir, pas forcément mourir. Les cellules se dérèglent, la médecine sait repérer : la mort peut arriver, c’est vrai, mais il y a de grande chance de guérir.

Comment surmonter le cancer ?

  • relation de confiance
  • Dire la vérité avec des « mots gentils »